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2 élèves de Terminale
« On se sent protégé par le barrage mais quand on n’a pas vécu une fois ça, on ne peut pas bien le comprendre, bien l’imaginer. Il vaut mieux être informé ! »
« On va acheter à manger et puis après on va au bord du Rhône, il y a de la verdure, il y a de l’eau, de l’air… Toutes les conditions… c’est bien. »
Connaissez-vous les phénomènes de crue et d’inondation ?
« Il y a déjà eu des inondations à Givors, mais il y a longtemps… mais ici je ne sais pas du tout… il me semble parce plus haut il y avait une plaque avec le niveau du Rhône qui y était venu, mais je ne sais plus en quelle année c’était. »
Et si le barrage ne pouvait pas réguler la crue ?
« Ben on le sent, on est quasiment au niveau du Rhône donc si on sent qu’il peut y avoir un problème ça peut arriver vite, ça pourrait monter vite… Je pense que ça viendrait jusqu’au sol, jusqu’au portail là-bas. Par rapport à là où il est actuellement, il pourrait peut-être monter d’un ou deux mètres maximum je pense. »
Pensez vous que les bâtiments pourraient être touchés ?
« Les sous-sols et rez-de-chaussée oui, ça va vite… le Rhône il est à fleur de la route… »
Cela pourrait entraîner des problèmes pour le fonctionnement du lycée ?
« A mon avis, le lycée serait fermé. C’est vrai qu’on ne peut pas accueillir des élèves forcément dans de bonnes conditions quand il y a une inondation. Il y a beaucoup d’élèves qui viennent des hauteurs de Vienne et pour descendre sur Vienne, si c’est bloqué par le Rhône… Et pour ceux qui viennent de plus loin, les transports ne pourraient pas forcément, et n’accepteraient pas forcément de faire le voyage… »
Vous savez comment vous en seriez informés ?
«Non, je ne sais pas, je ne suis pas au courant… »
Et le parking, vous pensez que c’est un problème ?
« On sent qu’on n’est pas loin… une fois qu’il a débordé, s’il a dépassé le muret, il vient ici facilement. »
« Le problème avec les voitures c’est que là-bas il n’y a qu’une seule sortie et la sortie est quand même assez étroite… pour évacuer, il faut avoir le temps… vu la quantité de voitures qu’il y a, ça prendrait énormément de temps… »
Pensez vous que les élèves devraient être informés ?
« Oui, c’est sûr… On se sent protégé par le barrage mais quand on n’a pas vécu une fois ça, on ne peut pas bien le comprendre, bien l’imaginer. Il vaut mieux être informé ! »
Mais comment informer les élèves ?
« Il faut faire comme des conférences, des réunions d’information. Parce que si on distribue des papiers, après on les jette… Il faudrait pouvoir intéresser les gens, leur parler ! Ça doit être assez problématique pour les jeunes… Pour les personnes un peu plus matures, je pense qu’ils pourraient plus facilement comprendre. Je pense qu’il faut venir, aller au contact des jeunes, il faut les rencontrer, leur parler, il faut leur montrer que ça peut être dangereux. »
Un peu comme les semaines à thème ?
« Oui voilà ce genre de choses ! On a eu des conférences sur la transfusion de sang, les dons d’organes, sur la sexualité etc. Si c’est à la place d’une heure de cours, on y va avec le prof donc ceux qui sont intéressés, comme pour le don d’organe, ils posent des questions… Il faudrait que ce soit obligatoire, parce qu’une conférence qui est facultative, il y a quinze personnes qui vont s’y intéresser et les autres vont mettre le bazar… Et puis pour les jeunes, il faut vraiment leur montrer que ça pourrait les toucher eux, que ce n’est pas tout le temps les autres. »
Pensez vous qu’il pourrait être intéressant d’impliquer les élèves dans la prévention ?
« D’impliquer directement des élèves dans un projet… il faut leur montrer que ça existe et les faire participer, les inciter à réfléchir, à se poser des questions, à comprendre … je pense que ça pourrait être une solution. Mais plus pour les premières et terminales parce qu’ils commencent à être un peu plus mûrs et ils peuvent plus facilement comprendre à mon avis. »
strong>En cas d’inondation, quelle serait la réaction générale ?
« Il y aura la panique c’est sûr, mais je pense quand même qu’ici il y aura de l’entraide, sans pour autant que l’administration le demande, il y aurait une mobilisation, les élèves donneraient un coup de main. Mais en cas d’incendie, on sait ce qu’on doit faire, on sait que si ça sonne on doit sortir etc. Là, on n’a aucune consigne au cas où… mais bon on n’en parle jamais, personne n’en parle de ça… En tout cas on ne saurait pas quoi faire, ça c’est sûr ! Comme on n’en a jamais entendu parler, on peut se demander s’ils [l’administration] y ont déjà réfléchi… »
Pour en savoir plus sur les façons de concilier activités humaines et risque inondation, rendez-vous dans la rubrique Projets de notre site.

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